Le temps semblait s'être arrêté, les trois jeunes filles restait coi fixant l'homme d'une quarantaine d'années qui se trouvait devant elle. Ce même type qui les avait mise tout trois dans cette état. Et qui, si l'ont y regardait bien, ne semblait pas en meilleur état. La plus touché restait Maeko, qui mit plus de temps que les autres à réagir. Elle restait là, à fixer le vide. Roku et Ayako, après que le coup du choc leurs soit passé, quelques instants, avaient commencé à s'inquiété lorsque la cinquième minutes qui suivit la nouvelle passa sans que la première n'est encore réagit. Elles se demandaient même si celle-ci voyait encore ce qu'elle regardait, si elle avait conscience de ce qui se passait autour d'elle. Même Tsukiyama-san, qui quelques minutes avant, aurait presque semblé près à les chasser à coups de fusil, commençait à se faire du souci. Et malgré ses réticences de plus tôt, invita les trois jeunes filles à entrer, pour que Maeko puisse s'asseoir et boire un verre d'eau. Elles étaient dans le salon, assises, encadrant toute deux leurs amie, lorsqu'elle celle-ci montra enfin un signe de vie en prenant un peu tremblotante le verre qu'on lui tendait. Ayako se risqué donc à nouveau, à demander timidement...
_ Maeko-chan ? Ca va ? _ Ce...non...c'est...pas..._ Maeko ? °Elle agite doucement devant les yeux de l'autre.°
Tu es là ? Maeko-chan ?!_ Comment ça plus là ?! Hein ? C'est quoi cette histoire ! Où est-il ? Il est forcement quelques part, n'est-ce pas ?! Il ne peut pas être...être...on l'aurait su...ne ? _ Je...si...je n'n'ais pas pu prévenir, c'est a-arrivé t-tellement b-bêtement...chez s-sa mère. J'aurais du vous prévenir...mais...non...je ne pensais à rien..._ Il est...? _ Au...au cimetière d'où...vit sa...sa mère...proche d'O...Osaka...Maeko voulu un instant répondre, ou demander une nouvelle fois. Mais à la vu de l'homme aucune des trois n'osait émettre le moindre son. La vu de ce père, qu'elles avaient toujours connu comme quelqu'un de bon vivant, joyeux, tout comme son fils. Aujourd'hui, là, si pâle, triste et désespéré. Lui qui était plutôt un bel homme, semblait à présent avoir prit trente ans. Il paraissait mort, il était comme une loque, plus que ça. Et à ce moment là, l'ampleur de la nouvelle vînt toucher les demoiselles. Le choc les avaient déjà secouer, mais cette fois, c'était plus difficile. Elles réalisaient. Elles ne le verraient plus jamais, elle ne lui parlerais plus...du moins il ne répondrait plus. Sa joie de vivre, sa bonne humeur ne les toucherait plus. Elle, Maeko, ne pourrait jamais lui dire. Pourquoi n'avait-elle rien dit, depuis le temps que ses sentiments avait changé en amour pour lui, depuis trois ans. Elle avait envie, à cet instant, de crier ses sentiments. D'hurler à qui veut l'entendre « SUKI DA ! ». Seulement, la seule oreille qu'elle voulait que ses mots touchent, était éteinte. Jamais plus elles ne reverrait son sourire, ses manières. Elles ne l'entendront plus. Sa voix si particulière, qui les faisaient bien rien lorsqu'il s'amusait à chanter. Et encore tant d'autres petites choses qu'il laissait derrière lui. Dont elles seraient privé, des petits truc simples, des choses auxquelles elles prêtaient pas réellement attention. Tout ça avait disparu avec lui...
L'ambiance dans le salon était inexistante. Rien, si un aveugle se serait trouvé dans la pièce, il aurait sans hésité décrété que personne ne se trouvait ici. Le silence était total. Personne ne faisaient même plus un geste. Ils restaient simplement là, à fixer un point invisible. Et puis, enfin un son. Un sanglot, Ayako qui avait craquer la première. Essayant pourtant de se retenir, secouer par les pleures qui persistaient a vouloir s'échapper. Très vite rejoint par Roku, qui pourtant n'était pas du genre à se laisser facilement aller devant les autres. Les larmes coulaient aussi sur les joues du père. Seul Maeko ne pleurait pas encore, mais quiconque la connaissait assez bien, se serait rendu compte qu'elle déployait des effort surhumain pour ne pas craquer. Roku, dont la lèvre tremblait à chaque mot, fut la première à rompre le douloureux silence qui venaient de s'installer.
_ O-on...va y a-aller, je c-crois. D-désolé...v-vraiment dé-désolé...Takashi approuva d'un signe de tête. Elles se relevèrent, saluèrent poliment, avant de quitter la maison. Ayako et Roku étaient complètement secoué. Maeko elle, restait toujours aussi... « calme ». Le regard perdu. Elle avait à peine parcouru un petit mètre, en silence, n'ayant pas la force de parler que Maeko, dont le sang tambourinait furieusement contre ses oreilles, effet secondaire du fait de retenir ses larmes, se risqua enfin à bredouiller quelques mots. Fixant le sol d'ailleurs...
_ J-je rentre...chez m-moi...Puis, sans laisser le temps à Roku et Ayako de dire quoique ce soit, elle partie en courant à l'opposé du chemin qu'elles avaient emprunté, disparaissant dans une rue à droite. Plus la jeune fille courait, plus ses larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux, pour doucement glisser le long de ses joues. Sanglotant plus ou moins au fur et à mesure que ses pas se succédait. Ignorant totalement la foule de gens qu'elle traversait. D'ailleurs, en était-elle réellement consciente ? Les larmes embuait ses yeux, lui brouillait la vu. Elle ne savait même plus où elle était, où elle allait. Encore moins pourquoi elle était là, pourquoi elle y allait. Même à cette instant elle n'aurait su dire qui elle était. Passant sa main sur son front, se tenant plus ou moins la tête, restant comme ça quelques instants elle continuait à courir à en perdre haleine. A courir, courir et encore courir jusqu'à ce que ses jambes ne puissent plus la porter. Elle était plus ou moins proche de chez elle, lorsqu'elle tomba à genoux sur le bitume, s'écorchant un peu. Elle avait tellement couru qu'elles avaient lâché d'un coup sous le poids qu'elles ne supportaient plus. Pourtant elle n'habitait pas si loin, sauf que cette fois-ci elle avait prit un chemin plus long. Se relevant, elle usa de ses force pour se ruer jusqu'à chez elle et aller s'enfermer dans sa chambre. Sans même un regard pour son père ou son frère. Qui se demandèrent un moment si ils n'avaient pas rêvé. Arrivé dans sa chambre, elle tourna le verrou pour être tranquille puis attrapant une vieille peluche, elle se laissait glisser le long du mur. Ses pleures redoublant, ne les retenant plus du tout.
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_ Hai. Hum hum...arigatou Tachibana-san.Roku raccrocha le téléphone et soupira. Elle n'était qu'à moitié rassuré. Elle venait d'appeler chez Maeko pour savoir si celle-ci était bien entré chez elle. Vu dans la précipitation dans laquelle elle les avait quitté, les deux jeunes filles, puisque Ayako était là aussi, s'était inquiétés. Seulement, elle était tombé sur Kosuke, le père de Maeko. Qui après leur avoir dit que celle-ci était bien rentré, avait aussi ajouté que cette dernière restait cloitré dans sa chambre depuis son retour et refusait d'ouvrir la porte. Elle ne daignait même pas répondre lorsque son père l'appelait, même lorsqu'il l'avait informé que son amie était à l'autre bout du fil. Au moins les quelques sanglots que percevait son père, leurs avaient confirmé qu'elle était encore bel et bien vivante. La conversation c'était arrêté quelques part à ce moment là. Enfin, malgré tout, Roku et Ayako aurait préféré que Maeko passe la nuit chez cette première, tout comme le faisait la deuxième puisque c'est ce qu'elles avaient vaguement prévu en quittant la maison de Tsukiyama-san. Au moins comme ça, elles auraient pu la soutenir, mais là elle ne pouvait rien faire pour leur amie. Et le fait de se sentir ainsi impuissante les rendais franchement mal. En plus de leurs propres chagrin. Bref ! Après avoir raccroché, Roku était retourné dans a chambre, accompagné d'Aya, qui se mordait un peu les doigts. Vrai qu'elle n'avait rien entendu de la conversation. Aussi, lorsque Roku repoussa la porte de sa chambre et prit place sur son propre lit, en tailleurs, et elle dans la même position mais sur une sorte de coussin, elle lâcha...
_ Alors ? Arrête de rien comme ça, je vais me faire des films moi..._ Oh ! Elle va...enfin elle est chez elle, j'ai eu son père, apparemment elle refuse de sortir de sa chambre._ Je vois. Elle est chez elle au moins. Même si ça ne me plait pas qu'elle soit « toute seule » à un moment pareils. Elle aurait dû...venir on aurait pu l'aider..._ Moi aussi, mais c'est Maeko. Et puis si elle était resté elle se serait encore retenu...ça aurait fini par lui faire trop mal. _ Ouais, t'as raison. Mais quand même..._ Enfin, demain je passe la voir. Elle viendra surement pas au lycée, je pense. _ Surement...et évidemment je viens aussi ! J'aime pas la savoir seule comme ça aussi longtemps quand même ><'_ Pareils, enfin il y a son père et son frère...même si..._ Bof ! Compte pas ! U_U_ Ouais xD !Pour la première fois depuis la triste nouvelle les deux filles avaient un sourire sincère, amusé, qui ne dura qu'une fraction de seconde. Un certain sentiments de culpabilité face à cette mimique venant très vite les assaillir. Et puis d'ailleurs, elles semblaient aller bien comme ça, mais en fait pas du tout. C'est justement pour cela qu'elles discutaient, c'était le seul moyen qu'elles avaient de ne pas fondre en larmes aussi tout les cinq secondes. Même si par moment ça arrivait quand même. Déjà une heure et demi qu'elles discutaient de choses avec plus ou moins d'importance, donc. Il devait être aux environs de dix-neuf heures trente quand, alors que Roku l'avait totalement oublié, Yama ouvrit sa porte à la volé. S'arrêtant net, semblant comme étonné. Il huma même l'air un instant, ressemblant à s'y méprendre à un chien à la recherche dont ne sait quoi. De nourriture sans doute.
_ Oh et bah ! On enterre un mort ici ?! ROKU ! Pourquoi la bouffe elle est pas prête ? T'as déjà mangé je suppose, t'aurais pu m'en garder, hein !Quelle délicatesse Yama...j'admire...vraiment...
Enfin Roku répondit sur un ton assez...mort...
_ Baka..._ Houla, j'ai fais une gaffe ? T'as pas l'air en forme toi. Toi non plus d'ailleurs Ayako..._ Déjà, non j'ai pas mangé, tu peux te le faire tout seul après. Et non ça va pas..._ Tu as...attend qu'est-ce qui ce passe, c'est pas trop grave au moins ?Le grand frère pris place à coté de sa petite s½ur, l'imbécile taquin disparu, il avait laissé place au frère protecteur près à réconforter sa s½ur au besoin. Roku tardait d'ailleurs un peu à répondre, les larmes recommençant à perler sur ses joues, tout comme pour Ayako.
_ Roku ?_ Si ça l'est...ça l'est même beaucoup... _ Ano... _ Miku... _ Il...il est...mort...Gros blanc, encore une fois. Yama se figea un moment, tout aussi atteint de la nouvelle. Il connaissait bien Miku lui aussi. Ce « gamin » comme il aimait l'appeler, si agaçant, si amusant. Lui qui encore une fois, était celui qui respirait le mieux la vie. Mort ? Il n'arrivait pas y croire. Et voila qu'ils fondaient en larmes tout les trois. Oui même lui le grand frère fort, viril et beau ! Oui, il avait un c½ur, hein ! Bref ! Quoiqu'il essayait de cacher ses larmes aussi pour consoler au mieux sa s½ur et même Ayako. Il s'inquiéta même du sort de Maeko, que Roku lui exposa brièvement. L'ambiance dans la maison après coup était-elle que même Yama ne voulu...ou même...oublié de manger. Voyez un peu à quel point la situation était grave. Bien qu'il n'y avait pas besoin de ça pour s'en rendre compte. Et puis, ils s'endormirent tout les trois ainsi, assez tard dans la nuit en fait. Roku la tête posé sur le torse de son frère, et Ayako à moitié sur le bras de celle-ci et de son frère. A savoir que pour cela, ils avaient fini par terre. Tout façon, ils auraient pu dormir dans la rue qu'ils n'y auraient même pas porté attention.
Plus loin dans Tokyo, Maeko avait elle aussi fini par s'endormir, Yume-chan serrer fort dans ses bras. Bien que sa nuit était trois fois plus agité, et perturbé par de nombreux réveil en sursaut ou secoué par les sanglots qui persistaient à revenir même dans le sommeil.
Roku, encore une fois elle fit l'un de ses rêves. De rêve qui lui laissait toujours autant ce sentiments si désagréable et apaisant à la fois. Rêve où il était présent, comme à chaque fois. Ce qui la surprenait, même dans ses songes son inconscient c'était attendu à ce qu'il disparaisse du rêve. Présence entouré d'une drôle d'impression...étrange. Encore une fois le lendemain elle se réveillerait avec un mal de crâne pas possible, même si elle ne donnait pas l'impression d'en être sujet quand on voyait la majorité de ses réveilles...mais enfin...passons...
Pour l'heure tous dormaient...tous...alors qu'un message s'ajoutait sur la messagerie vocal de Roku...
« Ta...ta...tasu...tasukete...ku...kuda...sai »
Appelle anonyme...voix inconnue...
...
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*Tasukete kudasai : Aide moi, s'il te plait.Toi inculte ? Miku ici pour toi !
六